Trottinette électrique : faut-il l’assurer ?

La trottinette électrique bénéficie de la tolérance accordée par les pouvoirs publics aux engins de déplacement personnels motorisés (ou EDP motorisés, dénomination qui concerne aussi les monoroues, gyropodes et autres hoverboards). À condition de respecter le code de la route. Et les règles de circulation sur le trottoir : 6 km/h maximum, ce qui est possible avec la trottinette et impossible avec les autres EDPM sur lesquels vous n’aurez pas l’équilibre à si faible allure. Mais qu’en est-il en cas d’accident ?

De plus en plus utilisés en ville, les EDP motorisés circulent un peu partout : sur les trottoirs (au milieu des piétons), sur les pistes cyclables où ils côtoient les vélos ou sur la chaussée parmi le trafic automobile. Chaque situation comporte évidemment des risques différents, souvent pour l’utilisateur mais parfois pour les autres. Et quoi qu’il en soit, en cas d’accident, cette tolérance ne protègera pas le conducteur de l’engin.

La trottinette et la loi

Le code de la route est parfaitement clair : la chaussée est réservée aux véhicules motorisés (autos, motos et véhicules plus lourds), c’est-à-dire à des véhicules qui doivent être immatriculés et assurés. Avec cette exception remarquable qu’est la bicyclette, sous ses différentes formes : vélo mécanique, ou électrique (250W maxi), tricycle, vélo cargo, etc. Le vélo est l’exception (historique). Il est autorisé sur la chaussée tout en bénéficiant des éventuelles pistes cyclables.

Quant aux EDP non motorisés (les trottinettes, les rollers ou les skates, essentiellement), ils sont assimilés aux piétons, donc à ce titre ont le droit de circuler dans l’espace public mais uniquement sur trottoir. Les contrevenants s’exposent à une contravention de 4€ pour non respect… du code de la route.

L’avantage de la trottinette électrique par rapport aux autres EDP motorisés, c’est qu’elle peut-être apparentée à la trottinette non-électrique sur le trottoir et donc admise jusqu’à 6 km/h. Au-delà, elle est… tolérée.

La trottinette électrique sans risque ?

Les trottinettes électriques peuvent, selon les modèles, atteindre une vitesse de 20 à 30 km/h (voire davantage). C’est ce qui en font des véhicules intéressants pour parcourir quelques kilomètres. Par exemple entre la gare et le lieu de travail. 

L’intérêt de ce type de véhicule par ailleurs très léger (entre 8 et 16 kg, en général) c’est sa vitesse. 

Mais la contrepartie, c’est le risque d’un accident pas nécessairement grave mais forcément ennuyeux. En cas de dommages, mieux vaut être assuré. Cette obligation pour leur propriétaire a été rappelée récemment dans une communication de la Fédération française de l’assurance (FFA).

Quelle assurance pour la trottinette électrique ? Les trottinettes électriques sont-elles autorisées sur route ?

Lorsqu’on utilise une trottinette électrique hors terrain privé, le minimum que l’on puisse faire c’est de contracter une assurance de responsabilité civile. L’assurance de responsabilité civile couvrira les dommages aux tiers, par exemple en cas de collision avec un piéton. À condition que cette trottinette soit homologuée (et donc qu’elle ressemble d’assez près à une trottinette non motorisée).

Ensuite, vous pouvez souscrire un contrat plus complet, qui vous protégera vous-même en cas de blessure.

Il est possible d’assurer le véhicule contre le vol en le déclarant comme bien mobilier. Dans le cadre de votre contrat d’assurance habitation.

Mais gardez bien en tête que l’essentiel (et même l’indispensable) c’est l’assurance de responsabilité civile. Lors de sa mise en circulation, votre trottinette doit donc être déclarée à votre assureur. 

Le risque d’être sans assurance

En cas de contrôle par les forces de l’ordre, sans assurance, vous risquez d’être verbalisé (a fortiori si vous roulez à plus de 6 km/h sur un trottoir !).

S’il s’agit d’une première infraction, la conduite d’un engin motorisé non-assuré est passible d’une amende forfaitaire de 500€. Amende qui sera ramenée à 400€ si vous payez dans les 15 jours, ou portée à 1 000€ si vous ne vous en êtes pas acquitté après 45 jours.

En cas de récidive le véhicule pourra vous être confisqué et l’amende atteindre 7 500€. Ce qui fait réfléchir…

Et quelles que soient nos aspirations, et notre goût pour la liberté de circuler sur une trottinette qui atteint les 25 km/h en quelques secondes, il vaut mieux prévoir. Et comprendre que les contrôles vont s’intensifier.

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